Les Coulisses de Luaine
Derrière les fioles, les mini-mondes, les bijoux et les artefacts de Luaine, il y a un atelier.
Un endroit où l’on dessine, découpe, imprime, assemble, teste, recommence… et où certaines idées prennent parfois des chemins assez inattendus.
Mais Luaine ne se construit pas seule.
Entrez donc dans les coulisses.
Ceux qui font tourner l’atelier
Dans l’atelier, certaines tâches ont fini par être confiées à des collaborateurs particulièrement spécialisés.
Ils ne réclament ni salaire, ni congés, ni pause café. En revanche, chacun possède son caractère, ses petites manies et un domaine dans lequel il est devenu absolument indispensable.
Voici ceux qui travaillent dans l’ombre des créations de Luaine.
Bernadette
Responsable de l’impression 3D
Elle donne forme aux idées de l’atelier, couche après couche : prototypes, structures, éléments de décor et pièces fabriquées sur mesure.
Précise, endurante… et dotée d’un caractère suffisamment affirmé pour rappeler régulièrement qu’ici, ” on ne lance pas une impression : on ouvre une négociation.”
Clémentine
Intendante des trésors
Élorys, mèches magiques, pics à cheveux et autres petits trésors passent sous son regard attentif avant de rejoindre le stand.
Clémentine veille à leur présentation et à leur mise en valeur avec une règle assez simple : “chaque trésor mérite son écrin.”
Zébulon
Agitateur magnétique officiel
Il tourne, il mélange, il réveille les pigments et fait apparaître les tourbillons colorés du Laboratoire d’Alchimie Mobile.
Zébulon affirme que tout est parfaitement sous contrôle.
L’atelier n’a, à ce jour, trouvé aucune raison valable de le croire.
Essais, ratés & heureux accidents
Tout ne fonctionne pas du premier coup. Et heureusement.
À l’atelier, on teste, on recommence, on modifie, on démonte parfois ce qu’on vient juste de terminer… et il arrive qu’une erreur ouvre finalement une piste plus intéressante que l’idée de départ.
Ici se retrouvent les prototypes, les expériences, les petits ratés et ces heureux accidents qui finissent parfois par donner naissance à quelque chose de complètement nouveau.
La taverne et les meubles impossibles
L’idée de départ
Pour aménager la taverne, il fallait toute une série de petits meubles imprimés en 3D. Sur le papier, rien de très compliqué : quelques fichiers, quelques réglages… et Bernadette au travail.
Là où ça a dérapé
En pratique, ça a été beaucoup moins simple. Certains meubles étaient beaucoup trop petits, d’autres beaucoup trop grands. Plusieurs impressions se sont décollées en cours de route et, pendant un temps, Bernadette s’est mise à produire quantité de petits fils sans qu’on comprenne vraiment pourquoi.
Les essais se sont donc enchaînés : ajuster l’échelle, recommencer, modifier les réglages, relancer… et parfois regarder Bernadette faire exactement ce qu’elle avait décidé de faire malgré tout. 😅
Ce que j’en ai gardé
Les meubles ont fini par prendre la bonne taille et trouver leur place dans la taverne. Mais surtout, c’est à cette période qu’est née la réputation de Bernadette dans l’atelier.
Depuis, une règle s’est imposée :
« On ne lance pas une impression. On ouvre une négociation. »
L’éclairage de la taverne : ou comment perdre quelques neurones
L’idée de départ
Un jour, je me suis dit :
« Tiens, ce serait sympa d’apprendre à faire moi-même l’éclairage des dioramas. »
Erreur.
Grave erreur. 😭😂
Là où ça a dérapé
Il a d’abord fallu trouver les bonnes LEDs : la bonne taille, la bonne couleur, la bonne intensité.
Puis faire des trous dans mes jolis murs… après avoir terminé le décor, évidemment, puisque je n’avais absolument pas pensé au câblage avant. 🥲
Ensuite sont arrivés les connecteurs soi-disant adaptés, le fer à souder, trop d’étain, pas assez d’étain, un fil fondu, un autre cassé, des branchements refaits encore et encore…
Brancher.
Se tromper de sens.
Chercher la panne.
Tout démonter.
Recommencer.
Respirer. Boire un café. Recommencer encore.
Et puis, après trois semaines de tests, une quinzaine de remontages et quelques crises existentielles…
✨ LA LUMIÈRE ! ✨
Au sens propre comme au figuré.
Ce que j’en ai gardé
Les lumières fonctionnent enfin, le coffre dissimule le système électrique et la taverne a réellement pris vie.
J’y ai probablement laissé mes derniers neurones… mais j’ai surtout appris à penser au câblage avant de terminer les murs. 😅
Moralité de l’atelier :
« Ça serait sympa d’apprendre à le faire moi-même » est parfois le début d’une très longue aventure.
Le Hasard de Gaspard… sans hasard
L’idée de départ
Pour le Hasard de Gaspard, l’idée était simple : enfermer un dé dans une fiole et le laisser flotter dans le liquide, prêt à révéler son message au gré du mouvement.
Sur le papier : parfait.
Dans la fiole :
le dé a décidé de couler. 😑
Là où ça a dérapé
Premier essai : le dé ne flotte pas.
Deuxième essai : toujours pas.
Autre dé. Autre fiole. Autre tentative.
Rien à faire.
Au lieu de devenir un mystérieux oracle flottant, Gaspard ressemblait surtout à quelqu’un qui avait jeté son dé au fond d’une bouteille et décidé de l’y abandonner. 😭
Commence alors la grande question existentielle de l’atelier :
« MAIS POURQUOI CE FICHU DÉ NE FLOTTE PAS ?! »
Tests, changements, ajustements… jusqu’à trouver une combinaison qui permette enfin au principe du Hasard de Gaspard de fonctionner comme imaginé.
Ce que j’en ai gardé
Un prototype qui a demandé beaucoup plus d’essais que prévu… mais aussi la preuve qu’une idée toute simple peut cacher un sacré casse-tête technique.
Et surtout, Gaspard a fini par obtenir son dé flottant.
Parce qu’évidemment, il était hors de question de le laisser gagner.
Moralité de l’atelier :
Quand Gaspard vous promet que tout repose sur le hasard, méfiez-vous : il a probablement fallu quinze essais pour l’obtenir. 🤣
Sur l’établi en ce moment
Toutes les créations de Luaine passent un jour par l’établi. Certaines ne sont encore qu’une idée griffonnée dans un coin, d’autres sont déjà en train de prendre forme entre outils, matières, essais et ajustements.
Cette section rassemble quelques-uns des projets en cours : ceux qui occupent actuellement l’atelier, changent parfois de direction en chemin… et ne ressemblent pas toujours exactement à ce qui était prévu au départ.