Luaine Fairy's Creations

Le Bestiaire

Le Bestiaire de Luaine

Certaines créatures naissent dans les légendes. D’autres apparaissent au détour d’une histoire, d’un voyage, d’un objet… ou simplement d’une idée qui refuse de rester tranquille.

 

Le Bestiaire de Luaine rassemble les figures animales et fantastiques qui traversent ou inspirent l’univers de Luaine.

 

Certaines viennent des récits de La Veuve des Brumes. D’autres appartiennent aux traditions de la Compagnie des Voyageurs, ou trouvent leur origine dans des mythes anciens réinterprétés à la manière de Luaine.

 

Elles ne racontent pas toutes la même histoire, mais chacune porte quelque chose avec elle : un symbole, une valeur, une légende… parfois même un avertissement.

 

Entrez dans le Bestiaire. Et choisissez bien la créature que vous décidez de suivre.

Le bestiaire des Voyageurs

Les Voyageurs rapportent rarement les mêmes histoires.

Une légende entendue dans le Nord change légèrement lorsqu’elle traverse les montagnes. Un récit raconté dans un port gagne quelques détails au fil des tavernes. Et lorsqu’il atteint enfin la Compagnie des Voyageurs… il est parfois devenu tout autre chose.

Le Bestiaire des Voyageurs rassemble ces figures anciennes que la Compagnie a faites siennes.

Fenrir, Munin, Sköll, Kraken et les autres ne sont pas seulement des créatures issues de mythes ou de récits marins : au fil des routes, les Voyageurs leur ont associé des valeurs, des symboles, des runes et des traditions qui accompagnent ceux qui prennent le chemin.

Certaines de ces figures ont déjà croisé l’univers de La Veuve des Brumes. D’autres n’y sont encore que des légendes, des murmures ou des histoires qui restent à écrire.

Les anciens récits racontent ce qu’elles étaient.
Les Voyageurs racontent ce qu’elles sont devenues.

Fenrir

Le gardien de la meute

Dans les récits anciens du Nord, Fenrir est un loup immense, né d’une lignée que même les dieux finirent par craindre. Ils cherchèrent à contenir sa force, à l’attacher, à décider pour lui de la place qu’il devait occuper.

Mais ce n’est pas cette peur que les Voyageurs ont choisi de retenir.

Dans leurs récits, Fenrir est devenu le symbole de ce que l’on ne peut véritablement enchaîner : l’instinct, la force intérieure et la fidélité à ceux que l’on reconnaît comme les siens.

On raconte que les premiers Voyageurs à porter son signe n’étaient pas nécessairement les plus forts. Certains avaient simplement connu les routes trop longues, les départs difficiles ou les chemins que l’on traverse en pensant devoir tout affronter seul.

Ils découvrirent pourtant qu’une meute ne se définit pas par le sang.

Elle se construit.

Au détour d’un chemin, autour d’un feu, dans une main tendue lorsque la route devient trop rude. Elle rassemble ceux qui choisissent de marcher ensemble et qui, lorsque l’un ralentit, ne poursuivent pas sans lui.

C’est ainsi que Fenrir devint le Gardien de la Meute.

Son talisman porte les valeurs qui lui sont associées dans la Compagnie des Voyageurs : Force, Instinct, Protection et Loyauté, sous le signe de la rune Uruz.

Les anciennes Lettres de Passage de la Compagnie rappellent d’ailleurs au porteur de Fenrir de ne jamais oublier ceux qui avancent à ses côtés et lui souhaitent la protection de la meute tout au long de sa route.

On dit encore que certains soirs, lorsqu’un Voyageur campe seul au bord d’une forêt, il arrive qu’il entende des pas dans les feuilles.

Lourds. Réguliers.

Toujours à quelques mètres derrière lui.

Les plus jeunes serrent leur talisman et accélèrent.

Les anciens, eux, continuent simplement leur chemin.

Parce qu’ils savent que tous les loups qui marchent derrière vous ne sont pas là pour vous poursuivre.

Certains sont peut-être simplement venus s’assurer que vous arriverez au bout de la route.

Le Messager des Brumes

Dans les récits anciens du Nord, Odin envoie deux corbeaux parcourir le monde : Huginn et Munin. Ils volent au-dessus des terres, observent ce que les hommes ne voient pas toujours et reviennent rapporter ce qu’ils ont appris.

Munin est celui que l’on associe à la mémoire.

Mais chez les Voyageurs, son histoire a pris une autre couleur.

On raconte que Munin ne se contente pas de se souvenir.

Il remarque ce que les autres laissent derrière eux.

Un détail oublié au bord d’un chemin.
Une parole entendue trop vite.
Une direction que l’on n’avait pas envisagée.
Un souvenir que l’on croyait sans importance… jusqu’au jour où il devient la pièce manquante.

C’est probablement pour cette raison que son signe s’est répandu parmi ceux qui empruntent les routes incertaines.

Car les Voyageurs savent qu’un chemin ne demande pas seulement du courage.

Il faut parfois savoir observer, se souvenir et écouter.

Munin est ainsi devenu le Messager des Brumes : celui qui traverse ce que l’on distingue mal et qui revient avec un fragment de réponse.

Son talisman porte les valeurs de Sagesse, Mémoire, Intuition et Clairvoyance, sous le signe de la rune Ansuz.

Dans les Lettres de Passage de la Compagnie, ceux qui portent son signe sont invités à regarder au-delà des apparences, à écouter les messages du vent et à faire confiance à ce que la mémoire conserve lorsque le chemin devient incertain.

Les Voyageurs ont d’ailleurs une vieille habitude.

Lorsqu’un corbeau se pose près du camp et demeure là, silencieux, à les observer, personne ne le chasse.

On continue de parler.
On alimente le feu.
On vérifie une dernière fois la carte.

Parce qu’il existe une croyance selon laquelle Munin n’apparaît jamais tout à fait par hasard.

Et si, le lendemain matin, quelqu’un se souvient soudain d’un détail qui change la route à suivre…

Personne ne pose vraiment de question.

Après tout, certains messages n’ont pas besoin de mots pour parvenir jusqu’à leur destinataire.

Le Poursuivant du Soleil

Dans les récits anciens du Nord, Sköll est le loup qui poursuit inlassablement le soleil à travers le ciel.

Jour après jour, sa course recommence.

Le soleil disparaît derrière l’horizon.
La nuit tombe.
Puis l’aube revient…

Et Sköll repart.

C’est précisément cette image que les Voyageurs ont choisi de conserver.

Non pas celle d’un prédateur obsédé par sa proie, mais celle d’un être qui continue d’avancer, quelle que soit la distance qui le sépare encore de son but.

Car sur les routes de la Compagnie, tout voyageur finit un jour par connaître ce moment où l’objectif semble trop loin.

La montée devient plus rude.
Le chemin disparaît.
La fatigue s’installe.
Et cette petite voix commence à murmurer qu’il serait peut-être plus raisonnable de renoncer.

C’est dans ces moments-là que l’on pense à Sköll.

Dans la tradition des Voyageurs, il est devenu le Poursuivant du Soleil, symbole de Courage, Détermination, Énergie et Victoire. Son talisman rappelle cette volonté qui refuse de reculer devant les obstacles et transforme chaque épreuve en une raison supplémentaire d’avancer.

Son signe est associé à la rune Sowilo, liée dans la collection à l’énergie, au succès, au rayonnement et au triomphe.

Les Lettres de Passage de la Compagnie parlent elles aussi de cette obstination particulière : continuer lorsque la route se complique, transformer chaque difficulté en force et ne pas abandonner ce qui mérite d’être poursuivi.

Une vieille histoire circule d’ailleurs parmi les Voyageurs.

On raconte qu’un jeune membre de la Compagnie demanda un jour à un ancien :

« Mais s’il poursuit le soleil depuis toujours sans jamais l’atteindre… cela signifie qu’il échoue chaque jour, non ? »

L’ancien aurait regardé l’horizon avant de répondre :

« Regarde mieux. »

Le soleil venait de se lever.

Et quelque part, Sköll avait recommencé à courir.

Depuis, lorsqu’un Voyageur hésite à poursuivre une route trop longue ou un projet dont l’issue paraît incertaine, on lui rappelle simplement :

« Le soleil s’est levé. Sköll est reparti. »

Parce que pour les Voyageurs, la victoire ne réside pas toujours dans le fait d’atteindre immédiatement ce que l’on poursuit.

Parfois, elle commence simplement par la décision de repartir une fois encore.

 

Zébulon affirme que tout est parfaitement sous contrôle.

L’atelier n’a, à ce jour, trouvé aucune raison valable de le croire.

 

Le Gardien des Profondeurs

Les récits de marins parlent depuis toujours de créatures assez vastes pour faire disparaître un navire sous les eaux.

Des tentacules surgissant dans la tempête.
Des ombres immenses sous les coques.
Des monstres que l’on jure avoir aperçus… généralement après être revenu sain et sauf au port.

Les Voyageurs ont entendu ces histoires.

Évidemment, ils en ont gardé leur propre version.

Pour eux, le Kraken n’est pas seulement la créature que l’on redoute sous la surface. Il est devenu le Gardien des Profondeurs, celui qui demeure là où les cartes cessent d’être utiles et où l’on ne peut plus avancer en prétendant tout maîtriser.

Car la mer enseigne rapidement une chose à ceux qui la parcourent :

on ne commande pas à tout.

Il faut parfois tenir bon lorsque la tempête se lève, conserver son cap lorsque les repères disparaissent et trouver suffisamment de calme en soi pour traverser ce que l’on ne peut ni éviter ni contrôler.

C’est cette force-là que les Voyageurs ont reconnue dans le Kraken.

Non pas celle qui frappe sans réfléchir, mais celle qui demeure.
Qui résiste.
Qui attend sous les vagues pendant que la tempête passe.

Dans la collection des Voyageurs, le Kraken est ainsi associé à la résilience, à la protection, à la clairvoyance et à la stabilité : des qualités destinées à accompagner ceux qui avancent malgré les eaux incertaines.

Les anciennes Lettres de Passage de la Compagnie évoquent elles aussi celui qui poursuit sa route lorsque les cartes se taisent, garde son calme face aux tempêtes et aux profondeurs inconnues, et apprend à écouter ce que le silence des vagues peut encore lui enseigner.

Une vieille recommandation circule d’ailleurs parmi les Voyageurs :

Lorsque la mer devient soudain parfaitement calme, ne vous penchez pas immédiatement par-dessus le bastingage.

Attendez.

Écoutez.

Et si quelque chose de beaucoup trop grand vient de bouger sous votre bateau…

rappelez-vous que la curiosité n’est pas obligatoire.

Les Voyageurs aiment raconter que le Kraken veille sur les profondeurs et sur ceux qui savent les respecter.

Les marins de La Veuve des Brumes, eux, possèdent une version de l’histoire légèrement différente.

Disons simplement que leur Kraken est…nettement moins impressionnant que sa réputation. 😭🤣

Mais ça, c’est une autre histoire.

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